Dealer bar Paris : le mezcal en vedette, mais une fermeture signalée
Publié par : Élise-Florence Guillaumond — Rédactrice spécialisée en restaurants & bars
Dealer est un bar à cocktails parisien associé à Ben Tyler et Dia, installé dans le quartier du Sentier, près de Strasbourg-Saint-Denis. Sa spécialité : le mezcal, travaillé dans des cocktails signatures et proposé à travers une sélection étendue. Time Out signale toutefois l’établissement comme « FERMÉ » : mieux vaut ne pas prévoir de déplacement sans confirmation récente de son activité.
Une fermeture signalée, des informations pratiques à vérifier
La première information à retenir concerne donc le statut du lieu. La mention « FERMÉ » affichée par Time Out constitue un avertissement concret pour quiconque cherche Dealer à Paris. Elle ne permet pas, à elle seule, de préciser la date de fermeture, ses raisons ou l’existence éventuelle d’une reprise. Il serait tout aussi imprudent de présenter le bar comme actuellement ouvert sur la seule foi d’un ancien article de découverte.
Les descriptions de sa carte et de son ambiance doivent ainsi être lues comme celles du projet présenté dans la presse, et non comme une garantie de prestations encore proposées aujourd’hui.
| Information | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Localisation | Quartier du Sentier, à proximité de Strasbourg-Saint-Denis, à Paris |
| Statut signalé | « FERMÉ » sur Time Out ; situation actuelle à confirmer |
| Adresse exacte et horaires | Non confirmés ici |
| Réservation et téléphone | Aucun moyen de contact confirmé ici |
| Tarifs | Des prix historiques sont connus, mais aucune carte actuelle n’est confirmée |
Avant une visite, recherchez une communication récente attribuable à l’établissement et assurez-vous qu’elle concerne bien ce Dealer parisien. Une fiche d’entreprise prouve une existence administrative, pas l’ouverture effective d’un comptoir. De même, un ancien horaire ou une photographie de carte ne suffit pas à confirmer un service le soir même.
Le projet de Ben Tyler et Dia : faire découvrir le mezcal autrement
Dealer reposait sur une idée claire : donner envie de découvrir le mezcal sans réserver l’expérience aux connaisseurs. Ce spiritueux mexicain issu de l’agave occupait une place centrale, mais le projet ne se limitait pas à une dégustation technique. Cocktails, musique et identité visuelle devaient former un ensemble cohérent, ancré dans une culture urbaine.
Un bartender expérimenté et une direction artistique affirmée
Ben Tyler apportait son expérience derrière le comptoir, avec un parcours comprenant Little Red Door, La Mezcaleria, Bonnie et l’Hôtel Rochechouart. Son passage à La Mezcaleria entre 2017 et 2019 éclaire notamment la place donnée aux spiritueux d’agave. Dia, sa compagne et associée, portait la direction artistique du projet, nourrie par la mode et la musique.
Le projet avait d’abord été envisagé comme un concept store avant d’être réorienté vers un bar à cocktails. Cette origine explique l’attention portée à l’image du lieu : Dealer cherchait à proposer une identité reconnaissable, au-delà du seul contenu du verre.
Une carte courte plutôt qu’un catalogue de recettes
Business Marchés décrit neuf recettes signatures, tandis que Time Out évoque huit cocktails, dont la moitié au mezcal. Ces deux descriptions ne constituent pas une carte unique à reconstituer artificiellement. Elles dessinent néanmoins la même approche : une sélection resserrée de créations, accompagnée d’un choix important de spiritueux. Time Out mentionne plus de 30 références de mezcal, permettant d’aller plus loin que la découverte en cocktail.
Les cocktails de Dealer : noms, prix et travail des saveurs
Red Velvet, Sailor Moon, Negroni, Stupéfiant et Noir figurent parmi les cocktails cités dans les présentations du bar. Les descriptions évoquent une palette mêlant mezcal, tequila, fruits, cordials et amers, avec des ingrédients plus singuliers comme le mole negro. Le menu présenté par Business Marchés faisait également référence aux années 90.
| Cocktail cité | Information connue | Prix mentionné |
|---|---|---|
| Red Velvet | Création signature de la carte présentée | 12 euros |
| Sailor Moon | Création signature de la carte présentée | 13 euros |
| Negroni | 40 ml de mezcal, 30 ml de bitter et 20 ml de vermouth | Non précisé |
| Stupéfiant et Noir | Noms de cocktails mentionnés | Non précisé |
Ces montants sont des prix rapportés lors de la présentation de l’établissement, pas des tarifs actuels. Ils ne permettent pas non plus de déduire le prix moyen de toute la carte ou celui des mezcals servis seuls.
Le cordial, une clé pour comprendre l’équilibre
Plusieurs créations étaient travaillées dans une logique de gimlet, associant un alcool à une base de cordial. Ce dernier est une préparation concentrée qui apporte sucre, acidité et arômes. Time Out décrit notamment des fruits cuits puis pressés dans de l’eau minérale. L’intérêt de ce travail est de construire une base aromatique précise, plutôt que de simplement ajouter un jus au spiritueux.
Pour comprendre cet équilibre, imaginez l’aiguille d’un cadran : elle peut pencher vers le fumé, l’acide, le fruit ou l’amer. Avant de choisir un cocktail au mezcal, formulez la sensation recherchée plutôt qu’un simple « pas trop fort ». Dire « fruité, avec une finale fumée discrète » donne au bartender une indication bien plus utile. La puissance alcoolique et l’intensité aromatique ne sont pas la même chose.
Le fumage, perceptible au nez ou en finale selon les créations, ajoutait une autre dimension. Il ne faut toutefois pas réduire tous les mezcals à ce seul registre : dans un cocktail, l’acidité, le sucre et les amers modifient fortement la perception du spiritueux.
Décor, musique et happy hour : quelle expérience était proposée ?
Le décor décrit associait béton ciré ou pierre, néons verts et comptoir ondulé, dans une esthétique minimaliste. La musique hip-hop renforçait l’identité urbaine du lieu. Cette combinaison éloignait Dealer de l’image d’un salon feutré consacré exclusivement à la dégustation : l’ambiance visuelle et musicale participait pleinement à l’expérience.
Pour un amateur de cocktails, l’intérêt tenait au croisement entre une spécialisation produit et un cadre moins cérémonieux. Pour un novice, les créations à base de fruits et de cordials pouvaient offrir une porte d’entrée vers le mezcal. Cela ne permet cependant pas de présumer du niveau sonore, du confort ou de l’affluence à chaque service.
Une offre à comparer sans extrapoler les tarifs
Une happy hour était mentionnée, comprenant notamment une margarita, un negroni, un penicillin et une bière. En revanche, aucune remise chiffrée ni plage horaire précise n’est confirmée ici. Il serait donc trompeur d’en faire une promotion encore valable ou de promettre une soirée à petit budget.
L’Experimental Cocktail Club et le Jefrey’s figurent parmi les repères voisins cités autour du projet. Pour comparer Dealer à d’autres bars à cocktails du secteur, le critère le plus distinctif reste sa place accordée au mezcal, puis l’importance de la musique et du décor. Pour organiser une sortie aujourd’hui, la priorité demeure plus simple : choisir un établissement dont l’ouverture, la carte et les conditions d’accueil sont confirmées.



